Les raisons d'agir
Actualité du Collectif
Qui sommes-nous ?
S'informer et agir
Sur la qualité sociale
Plus loin...

Retour à l'accueil

 
Actualité du Collectif

Baromètre de la qualité sociale 2004

Les conditions de travail alarmantes constatées dans le secteur des articles de sport sont en grande partie de la responsabilité des grandes entreprises qui conçoivent ou vendent ces produits.
C'est pourquoi dans le Baromètre ci-dessous, le Collectif présente visuellement le comportement de 19 entreprises liées au marché du sport évaluées sur leur gestion de la qualité sociale vis-à-vis de leurs filières d'approvisionnement.

 

Baromètre

Tableau détaillé par critères

En complément :
Les publications du Collectif
L'évaluation des entreprises par le Collectif

Qualité sociale : ensemble des conditions de travail (bonnes ou mauvaises) des personnes qui ont participé à la production d'un service ou d'un produit. Contrairement à la qualité technique, la qualité sociale n'est pas détectable sur le produit final.



Baromètre de la qualité sociale

Une opacité qui s'accompagne d'un manque flagrant de concertation !

La notation détaillée qui suit est le reflet de l'opacité des entreprises sur leur gestion de la " qualité sociale ". Soit les entreprises n'y voient pas clair sur leurs propres pratiques, soit elles font volontairement un blocus. Cette deuxième possibilité correspond à l'attitude qu'ont choisi d'adopter les entreprises du Club " Initiative clause sociale ", coordonné par la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution.

Quoi qu'il en soit, nous disposons de suffisamment d'informations pour faire apparaître les enseignes françaises dans ce tableau. Elles ont encore beaucoup de progrès à réaliser, car si des engagement ont été pris, la mise en oeuvre laisse beaucoup à désirer... surtout du point de vue des ouvriers des zones de production du secteur sport ! Et il n'est pas question de rejeter la responsabilité sociale sur les marques puisque l'on peut observer que 3 d'entre elles font un peu mieux en ce domaine !

Enfin, rares sont les enseignes qui acceptent qu'un organisme indépendant, associant des ONG, syndicats ou organisation de consommateurs, vérifie le respects de leurs engagements.

Le Collectif a établi ses appréciations après avoir collecté des données sur chaque entreprise et avoir suscité un dialogue direct avec chaque enseigne française. Les éléments factuels sont regroupés dans un recueil de fiches d'informations par entreprise, le dossier "Entreprises et qualité sociale", rédigé à la suite de l'évaluation des entreprises par le Collectif.
Compte tenu de la grande quantité d'informations disponibles sur les marques internationales, les sièges internationaux de celles-ci n'ont pas été directement sollicités. D'où une visualisation des résultats légèrement différente entre marques et enseignes.

Trois critères d'appréciation

  • Les pratiques : De quelle façon les droits de l'homme au travail sont-ils pris en compte pour les achats de l'entreprise ? Quel système est mis en place pour contrôler les conditions de travail dans les ateliers de production ? L'entreprise participe-t-elle à des action de progrès chez des fournisseurs ? Etc.
  • Les engagements : L'entreprise a-t-elle adopté un code de conduite, une charte... qui intègre les droits sociaux fondamentaux tels qu'ils sont définis par l'Organisation internationale du travail ? Est-il contrôlable pour elle-même et ses sous-traitants ? Existe-t-il un accord de principe pour une vérification indépendante (ONG, syndicat ou organisation de consommateurs) ? Etc.
  • La transparence : La société civile, au Nord comme au Sud, peut-elle accéder à des informations sur les engagements ou les pratiques de l'entreprise sur ce domaine social ? Le grand public peut-il également avoir accès à cette information ? Etc...


Important

Le collectif De l'éthique sur l'étiquette analyse uniquement la politique et la gestion des entreprises sur les questions de qualité sociale. Il ne se prononce en aucun cas sur la qualité sociale des produits eux-mêmes.
Par ailleurs, même si des enseignes de la grande distribution font du mécénat humanitaire ou commercialisent des produits issus du commerce équitable, ces initiatives ne doivent pas être confondues avec la responsabilité sociale que les entreprises qui doivent assumer vis-à-vis de l'ensemble de leurs fournisseurs, pour toutes leurs filières d'approvisionnement.


8 droits sociaux fondamentaux
Le Collectif base ses exigences sur le respect de 8 droits qui se réfèrent aux conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT).
- L'interdiction du travail forcé
- La non exploitation des enfants
- La liberté syndicale
- Les droits d'organisation et de négociation collective
- Le respect d'un salaire minimum vital
- Le respect d'une durée maximale du travail
- La non discrimination
- La santé et la sécurité au travail

haut de page

Tableau détaillé par critère

entreprises
évolution
sept. 02 à janv. 04
pratiques
engagements
transparence
Nike
non évaluées
en sept. 2002
Adidas
non évaluées
en sept. 2002
Reebok
non évaluées
en sept. 2002

commentaires du collectif De l'éthique sur l'étiquette

Un effort de concertation et de vérification multipartites
Si Nike, Adidas et Reebok se placent devant les enseignes de la distribution, c'est avant tout parce que, depuis le début des année 90, des campagnes de pression internationales les ont contraintes à faire des avancées. Reste que ces trois grandes marques sont encore loin de satisfaire à l'ensemble des exigences qui pourraient améliorer durablement les conditions sociales dans les filières d'approvisionnement.

Carrefour
Casino
Décathlon
Camif
Intermarché
Auchan
La Redoute
Monoprix
3 Suisses

commentaires du collectif De l'éthique sur l'étiquette

Des engagements, mais une mise en oeuvre balbutiante
Carrefour collabore avec la société civile, par son travail de vérification avec la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, mais pas avec les syndicats ou les associations de consommateurs. Reste que pour prétendre être leader de la distribution sur tous les plans, y compris sur celui de la qualité sociale, Carrefour devra sérieusement progresser sur ses pratiques.
Casino donne des signes d'ouverture au dialogue, mais n'est pas encore passé aux actes. Attention toutefois que son rapprochement, positif, avec Amnesty International ne se fasse pas au détriment de la concertation avec les autres parties prenantes !
Auchan, après s'être investi de façon prometteuse sur la question sociale, continue à faire marche arrière : réduction des engagements sur son code de conduite, interruption des relations avec la société civile, refus d'être transparent... Ce qui explique sa chute dans le classement.
Décathlon progresse grâce à l'adoption d'un code de conduite... mais il oublie, comme d'autres, de mentionner le respect de la liberté syndicale !
Il est regrettable que la Camif, entreprise de l'économie sociale, n'ait manifestement pas avancé de manière significative sur la qualité sociale.
Concernant Intermarché, La Redoute, Monoprix, ou Les 3 Suisses, le constat est récurrent : codes incomplets, contrôles superficiels... le tout accentué par une regrettable opacité sur des informations, il est vrai, peu flatteuses.

Go Sport
Twinner
Intersport
Système U
Cora
E. Leclerc
Sport 2000

commentaires du collectif De l'éthique sur l'étiquette

Le règne de l'opacité
Pourquoi les enseignes Twinner, Intersport, Système U, E.Leclerc et Sport 2000 ne disent-elles rien sur leurs éventuelles initiatives pour améliorer les conditions sociales dans leurs filières d'approvisionnement ? Ne font-elles rien ou alors si peu qu'elles craignent de se discréditer en rendant ces informations disponibles ?
Go Sport donne de petits signes d'ouverture pour communiquer sur ses pratiques, mais encore trop peu pour y voir clair.
Quant à Cora, l'enseigne se situait auparavant au même niveau que Casino du fait qu'elles partageaient la même centrale d'achat. Depuis que Cora en a créé une nouvelle, les initiatives ont-elles été poursuivies ou stoppées brutalement ? Le refus de transmettre des informations sur la question laisse craindre le pire...

Le classement du Baromètre a été réalisé au moyen du pourcentage de points attribués par le Comité de notation à chaque entreprise de son panel à partir de la grille de notation 2004 du collectif De l'éthique sur l'étiquette :
Nike 45 % ; Adidas 44 % ; Reebok 44 %. Carrefour 38 % ; Casino 26 % ; Décathlon 21 % ; Camif 14 % ; Auchan 13 % ; Intermarché - Les Mousquetaires 13 % ; La Redoute 10 % ; Monoprix 9 % ; Go Sport 8 % ; Twinner 8 % ; Les 3 Suisses 6 % ; Intersport 4 % ; Système U 3 % ; Cora 3 % ; Leclerc 2 % ; Sport 2000 1 %.

Voir L'évaluation des entreprises par le Collectif.

Interpeller les entreprises

Dans le cadre de la campagne "Jouez le jeu pour les JO", le collectif De l'éthique sur l'étiquette propose aux consommateurs, sportifs et citoyens, d'interpeller ces entreprises pour les inciter à prendre des mesures concrètes (voir les exigences du Collectif vis-à-vis des entreprises). Ainsi, vous pouvez :

haut de page