De
plus en plus de consommateurs demandent des produits « made
in droits de l'homme ». L’action du collectif Ethique
sur l’étiquette confirme cette demande : près
de 800.000 signatures ont ainsi été réunies
en France lors de ses campagnes.
Tous les jours, davantage de consommateurs déclarent tenir
compte des conditions d'élaboration des produits de consommation
courante qu'ils achètent, notamment du point de vue du respect
des droits des travailleurs.
Régulièrement, des sondages et des études indiquent
que les Français sont très majoritairement prêts
à acheter en priorité des produits fabriqués
dans des conditions respectueuses des droits sociaux, voire même
disposés à payer plus cher un produit s’ils
sont sûrs qu'il a été fabriqué dans des
conditions de travail satisfaisantes.
Mais nombreux sont ceux qui demandent des informations fiables pour
tenir davantage compte de ce critère.
En réponse à cette demande, distributeurs et marques
se disent préoccupés par la qualité sociale
des produits qu’ils commercialisent. Mais qu’en est-il
réellement ? Les consommateurs ne peuvent pas se fier aux
seules déclarations des entreprises. Ils attendent de leurs
interlocuteurs davantage de transparence sur leur gestion de la
qualité sociale et insistent pour qu'ils s'engagent sur la
mise en place d’un système multipartite et indépendant
de vérification des conditions de travail dans leurs filières
d'approvisionnement. Le devoir d'honnêteté vis-à-vis
de l'opinion publique ne peut se satisfaire d'approches superficielles
ou d'exercices de relations publiques.
Les entreprises qui souhaitent assumer pleinement leur responsabilité
sociale ne doivent pas être découragées par
l'immobilisme de
leurs concurrents. Si elles sont sincères, ces entreprises
n'ont rien à craindre : une très large majorité
des Français attend un tel changement d'attitude.
Petit
mémo du consom'acteur
pour
devenir un consommateur citoyen
Chacun peut, en faisant ses courses, à travers ses rencontres...
acquérir certains réflexes qui pousseront les entreprises
à comprendre et prendre en compte les préoccupations
des consommateurs.
Je m'informe : j'apprends à lire une étiquette,
à reconnaître un label officiel, non-officiel, à
idenfier une entreprise au travers la valeur éthique de
sa marque, de ses engagements de progrès dans le domaine
social qu’elle affiche et de ses bilans qu’elle publie,
je m’informe sur la fiabilité des systhèmes
de contrôle qu’elle a mis en place...
...et
j'informe : je parle de ces situations à mes collègues,
mes amis, ma famille… et leur propose les documents d'information
sur cette question.
Je réagis : quand je lis un article, je vois un
reportage ou écoute une émission à la radio,
j'écris pour encourager ceux qui favorisent, dans leurs
pratiques, le respect des droits de l'homme au travail, et fais
connaître mon mécontentement aux autres.
...et
je fais réagir : je saisis toutes les occasions
: courriers des lecteurs, forum internet, témoignage d'auditeurs…pour
interpeller mes concitoyens et je fais part de mes remarques aux
associations de consommateurs et aux journaux spécialisés.
Je signe : je soutiens les campagnes de défense
des droits de l'homme au travail et signe les documents proposés
(courriers, cartes postales, pétitions…) adressés
aux enseignes, magasins, pouvoirs publics…
...et
je fais signer : j'assure la diffusion de ces documents,
renforçant ainsi les possibilités pour le collectif
Ethique sur l'étiquette d'exercer une pression sur les
enseignes de la grande distribution et les pouvoirs publics afin
qu'ils s'engagent vis-à-vis de la qualité sociale
des produits qu'ils distribuent et consomment.
J'interpelle les magasins : j'utilise les boîtes
à suggestions (à la disposition des clients dans
les magasins) et j'interroge les vendeurs, les personnes de l'accueil
sur l'origine du produit que je souhaite acheter, sur ses conditions
de fabrication… Avec le collectif local Ethique sur l'étiquette,
j'interpelle des directeurs de magasin : quels sont les engagements
de l'enseigne concernant la qualité sociale de ses produits
? Quelles garanties peut-elle me donner ? Quels sont les critères
d'achat d'une enseigne vis-à-vis de ses fournisseurs ?
...et
je m'investis : je rejoins le collectif Ethique sur l'étiquette
près de chez moi et, pour favoriser une meilleure information
des consommateurs en matière de qualité sociale,
je participe à des actions de sensibilisation et, de médiatisation.
Je
consomme responsable : j’achète des produits
sains, locaux, respectueux des droits sociaux et de l’environnement,
dont je connais l’origine, la traçabilité,
le bilan carbone...
Je consomme équitable : j'achète des produits
issus du commerce équitable (alimentaires ou artisanaux)
et je montre ainsi qu'il est possible de faire du commerce tout
en assurant un revenu et des conditions de travail décents
aux producteurs.
Et
je veille, bien sûr, à la nature de mes placements
financiers : produits financiers éthiques ou de
partage, les solutions proposées à l’épargnant
par la finance solidaire sont nombreuses !
page
suivante...

Growing
consumer demand
The
dominating position of retailers and brands in the supply and retail
chain also gives them a specific responsibility about the conditions
in which the products they sell are produced.
More and more consumers ask for ‘made in Human Rights’
products. A campaign of the coalition De l’éthique
sur l’étiquette confirm this: nearly 800,000 signatures
have been collected by the coalition. This trend has been again
confirmed as a high majority of French people say they consider
the manufacturing conditions, especially in terms of respect of
workers rights, when they buy an everyday product… However
one out of two persons says they lack fiable information to take
this criterion into account.
A vast majority of French people are prepared to buy in priority
products made in conditions respecting social rights, and even ready
to pay more for an product if they are sure that it has been manufactured
in satisfying working conditions.
Facing this pressure, retailers and brands say they care about the
social quality of the products they sell. But is it really the case?
Consumers cannot rely only on companies’ statements, they
have to act to make sure that they get the guarantees they have
been requiring for a long time. They expect their interlocutors
to provide more transparency about their management of social quality
and insist that they commit themselves to implement an independent
multipartite system for auditing the working conditions of their
suppliers. The duty of honesty towards the public opinion cannot
build on superficial approaches or public relations.
Retail labels wishing to fully take upon their social responsibility
must not be undermined by the leaders of opposition to progress.
If they are sincere, they shall not have any fear: a large majority
of French people are impatiently expecting such an attitude!
next
page...

|