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Identité et action

Historique

Les campagnes De l'éthique sur l'étiquette

1995/96 : " Libère tes fringues "
1996/97 : " Mettez De l'éthique sur l'étiquette "
1998 : " Jouez le jeu : faites gagner les droits de l'Homme "
1999 : Campagne vers les candidats à l'élection européenne
2000 : " Pour l'école, consommons éthique ! "
2001/02 : " Exploiter n'est pas jouer ! " phase 1
2002/03 : " Exploiter n'est pas jouer ! " phase 2
2004 :

Campagne internationale " Jouez le jeu pour les JO ! "

2005 : Campagne " Jouez le jeu "

L'historique détaillé

1990 / 1996 / 1998 / 2000 / 2002 / 2003


1990 : la campagne Clean Clothes Campaign (CCC) est lancée aux Pays-Bas, pour le respect des droits de l'Homme dans le secteur textile-habillement-cuir.


1994
: Artisans du Monde prend contact avec la CCC pour relayer cette campagne en France.


1995 / 1996 : Artisans du Monde lance la campagne " Libère tes fringues ! " avec le soutien d'une vingtaine d'organisations - mouvements de consommateurs, syndicats et associations - et en parallèle de la campagne " Soyez sport " d'Agir Ici (les deux collectifs fusionneront ensuite). Des animations ont lieu dans une cinquantaine de villes. Plus de 20 000 consommateurs interpellent La Redoute, Kookaï et C&A en leur envoyant des cartes postales.

Cette première campagne permet d'attirer l'attention des médias et des consommateurs sur le problème de l'exploitation des enfants au travail et des conditions de travail déplorables de millions d'ouvriers dans l'industrie du textile.

Fin 1996, l'enseigne Carrefour ouvre des discussions avec le Collectif et adopte une charte principalement centrée sur la lutte contre le travail des enfants.


1996 / 1997
: la campagne " Mettez De l'éthique sur l'étiquette " est organisée par une quarantaine d'organisations regroupées au sein du collectif " Libère tes fringues ".
Des animations ont lieu dans une soixantaine de villes. A l'issue de cette campagne, une pétition de 80 000 signatures est remise au président du Conseil National du Commerce. Plus de 30 000 personnes envoient des cartes postales à La Redoute, André et Décathlon. Les représentants des grandes fédérations de la distribution déclarent que cette campagne les oblige à s'intéresser aux conditions sociales de production.

Fin 1997, Auchan adopte un code de conduite reprenant l'essentiel des propositions du Collectif et décide de collaborer pour former ses acheteurs et travailler à l'expérimentation d'un système de contrôle indépendant. Fin 2002, cet accord ne sera pas renouvelé.



1998 : Le collectif " Libère tes fringues " devient " De l'éthique sur l'étiquette " et regroupe désormais 50 organisations. Le 31 janvier marque le lancement de la campagne " Jouez le jeu ! Faites gagner les droits de l'Homme ".

A l'occasion de la Coupe du monde de football en France, les distributeurs d'articles de sport sont interpellés à travers une pétition et des cartes postales remises directement dans les magasins ou auprès des sièges nationaux.

La FNCASL adopte alors un code de conduite reprenant l'ensemble des droits sociaux cités dans le code de conduite du Collectif. Cependant des progrès importants restent à faire concernant la mise en oeuvre et le contrôle indépendant de ce code.

20 octobre 1998 : la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD), qui regroupe les enseignes françaises de la grande distribution, annonce qu'elle reconnaît la nécessité de prendre cette problématique en considération et exprime sa volonté de mettre en place " un programme de contrôles expérimentaux destinés à examiner concrètement, de manière concertée, les meilleures méthodes d'investigation et de contrôle ". Auchan, Promodès et Carrefour confirment leur participation à ce programme.


1999 : le 15 janvier, le Parlement européen adopte la résolution Howitt " sur les normes communautaires applicables aux entreprises européennes opérant dans les pays en développement : vers un code de conduite ". Cette résolution apporte son appui à la création du label social en demandant, notamment, à la Commission et au Conseil des ministres européens ainsi qu'aux membres, de travailler à la mise en place d'un mécanisme de contrôle véritablement indépendant et impartial.

Le Collectif lance une campagne d'interpellation des candidats aux élections européennes. Un courrier est adressé aux têtes de liste. Les relais locaux du Collectif contactent les têtes de liste de leur région afin qu'elles s'engagent en faveur de la création d'un label social européen. La plupart des listes soutiennent nos propositions.

Fin mars 1999, Auchan organise, avec la participation du Collectif, une première mission à Madagascar, qui a pour but de préparer l'organisation d'expérimentations et la définition de mesures d'accompagnement.

27 mai 1999 : l'Assemblée nationale adopte en dernière lecture la loi " visant à inciter au respect des droits de l'enfant dans le monde, notamment lors de l'achat des fournitures scolaires ". Cette loi, portée par Mme Raymonde Le Texier (députée PS), fait suite au texte voté par le Parlement des enfants en mai 1998.
Pour la première fois, une loi incite à une consommation publique citoyenne.



2000 : Afin de consolider et d'amplifier les résultats obtenus, le Collectif décide de lancer la campagne " Pour l'école, consommons éthique ! " incitant les consommateurs publics à rejoindre les consommateurs individuels afin qu'ils demandent et participent à la création d'un label social. Il s'agit pour les
communes de s'engager politiquement en adoptant une motion-type dans laquelle elles s'engagent à demander des garanties de bonne qualité sociale à leurs fournisseurs et à soutenir des actions d'éducation à la consommation citoyenne.
Le Collectif propose aux communes de mettre en œuvre cette motion en participant à la création d'un réseau " collectivités territoriales et consommation éthique " afin de travailler à la mise en place d'une charte collectivités-fournisseurs et d'intervenir auprès des autorités compétentes pour que le code des marchés publics élargisse la possibilité de privilégier les entreprises offrant les meilleures garanties sociales.

En mai 2000, est édité un premier " carnet de notes ", tableau comparatif qui évalue les mesures prises en matière de démarche " qualité sociale " par les 14 principales enseignes de deux secteurs (grande distribution généraliste et chaînes spécialisées dans la vente d'articles de sport). Sur ces 14 distributeurs, 5 n'ont alors toujours pris aucun engagement.

En septembre 2000, le carnet de notes a largement incité les entreprises les plus mal notées (Casino, Cora, Système U, Intermarché et E. Leclerc) à réfléchir à l'élaboration d'une charte d'éthique sociale et à la programmation d'audits sociaux.

Fin 2000, plus de 90 communes sont engagées en faveur d'une consommation éthique en votant la motion, et plusieurs ont donné leur accord pour animer le réseau " collectivités territoriales et consommation éthique ".


2001 / 2002 : A l'occasion des élections municipales de mars 2001, le Collectif décide de poursuivre l'action entreprise auprès des communes. La campagne " Achats publics : achats éthiques ? " consiste à interpeller les têtes de liste de plus de 120 communes afin de leur demander de s'engager en faveur d'achats publics éthiques. Après les élections, ces candidats sont recontactés afin qu'ils passent à l'acte et proposent une motion au conseil municipal et participent à la création du réseau " collectivités territoriales et consommation éthique ".

Avant les élections de mars 2001, 123 communes ont déjà voté une motion. Un an plus tard, on est à 151, plus 42 qui ont fait preuve de volonté éthique vis-à-vis de leurs fournisseurs.

Fin 2000, à l'occasion de la réforme du code des marchés publics, le Collectif demandait que soit mentionnée explicitement la possibilité d'exiger des garanties de bonne qualité sociale. C'est chose faite en 2001 et, lors de la présentation du nouveau code, le Ministre de l'Économie indique que " les objectifs du collectif De l'éthique sur l'étiquette, que soutiennent de nombreux élus, (sont) ainsi atteints ".

En novembre, la campagne " Exploiter n'est pas jouer ! " est lancée, à nouveau orientée vers le grand public. Le thème du jouet est choisi, suite à des informations alarmantes venant d'Asie du Sud-Est. Le Collectif publie son deuxième carnet de notes évaluant le comportement des distributeurs de jouets, généralistes et spécialistes, en matière d'engagement éthique vis-à-vis de leurs fournisseurs.

Une pétition, adressée à ces mêmes enseignes réclame la création d'un label social. Parallèlement, les consommateurs sont appelés à envoyer des cartes postales-pétitions à leurs magasins de jouets pour renforcer cette demande de garanties sociales au niveau local.

Les 106 collectifs locaux relaient la campagne pendant trois mois avec près de 200 animations dans plus de 100 villes, dont des " Père Noël en grève " à fort retentissement médiatique.

La pétition atteint 180 000 signatures et porte ses fruits. La Grande Récré demande pour la première fois à rencontrer le Collectif. Plusieurs représentants de la grande distribution généraliste, et spécialisée dans le jouet, participent en janvier 2002 à une table-ronde d'échange d'informations organisée par le Collectif.


2002 / 2003
: la deuxième phase de la campagne " Exploiter n'est pas jouer ! ", avec la parution d'un troisième carnet de notes, vise à rebondir sur la manifestation de soutien des consommateurs pour renforcer le lobby auprès des enseignes. La campagne insiste sur la nécessité pour les entreprises d'impliquer les acteurs sociaux dans leur démarche " qualité sociale " (mouvements de consommation éthique au Nord, associations et syndicats au Sud). Les collectifs locaux ont alors un rôle important à jouer pour ces quelques mois de campagne : rencontrer des directeurs de magasins locaux pour dialoguer avec eux et faire passer le message du Collectif par l'interne dans les entreprises.
En mai 2000, est édité un premier " carnet de notes ", tableau comparatif qui évalue les mesures prises en matière de démarche " qualité sociale " par les 14 principales enseignes de deux secteurs (grande distribution généraliste et chaînes spécialisées dans la vente d'articles de sport). Sur ces 14 distributeurs, 5 n'ont alors toujours pris aucun engagement.

L'expérience est concluante : en parallèle des 200 animations organisées par les collectifs locaux dans toute la France, sur plus de 130 magasins ciblés, 40 rencontres de directeurs ont lieu. Ainsi l'objectif premier de ces rendez-vous est atteint : tous les directeurs locaux s'engagent à faire remonter les exigences du Collectif à leurs sièges.
Au niveau national, grâce à ces rencontres et à une médiatisation de plus en plus " grand public ", le carnet de notes 2002fait mouche : plusieurs enseignes expriment directement (FCD et CAMIF), ou indirectement, leur mécontentement, alors que le groupe de travail " Initiative Clause Sociale " de la FCD perd de sa légitimité extérieure. Cf. anciens communiqué de presse

La campagne a aussi un impact fort sur les pouvoirs publics, qui nous consultent début 2003 sur leurs projets de logo et semaine " développement durable ". De même, le Collectif est convoqué à une audition auprès du Conseil National de la Consommation. En bref, De l'éthique sur l'étiquette est identifié comme acteur incontournable… mais il attend de voir les actions qui vont suivre ces reconnaissances.

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